Journée Internationale de la Femme 2015: les Femmes africaines

Journée Internationale de la Femme 2015: les Femmes africaines

Aujourd’hui 08 mars 2015, la Femme est célébrée partout dans le monde. A cette occasion, nous avons décidé de faire un focus sur la Femme africaine, celle qui inspire, celle qui n’a pas peur de relever des défis pour son continent.

Mais avant tout, quelles sont les origines de cette journée?  quelles sont les dates marquantes? La journée internationale de la Femme trouve son origine dans les luttes ouvrières et les manifestations qui ont secoué l’Europe au début du 20ème siècle pendant lesquelles les femmes réclamaient l’amélioration de leurs conditions de travail et l’égalité entre Hommes et Femmes.

Quelques dates[1]

1910 : C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une « Journée Internationale des Femmes » est décidée.

mars 1911 : Un million de femmes manifestent en Europe.

8 mars 1913 : Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.

8 mars 1914 : Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.

8 mars 1915 : À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.

8 mars 1917 : À Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.

8 mars 1921 : Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.

1946 : La journée est célébrée dans les pays de l’Est.

8 mars 1977 : Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.

Quelle signification exacte à cette journée en Afrique? un jour où les femmes revêtent leurs plus beaux pagnes? où elles passent la journée entre copines? où elles descendent dans la rue?…  jour de célébration de la Femme quand on sait que les inégalités entre hommes et femmes sont encore nombreuses dans notre très cher continent.

A même niveau de qualification, le chômage et le travail à temps partiel reviennent aux femmes, qui ne peuvent pas non plus se vanter de salaires mirobolants sinon au moins équitables avec leurs homologues hommes.

Des évolutions certaines sont notables : le droit de vote, l’activité professionnelle croissante, la scolarisation féminine de plus en plus importante, mais des paradoxes demeurent. Anne-Béatrice Faye les précisent clairement dans son étude « Inventaire des recherches féminines »

Plus de femmes sont instruites, actives, salariées, mais aussi plus de chômeuses, de salariées précaires ou pauvres ; les lois sur l’égalité professionnelle se sont multipliées, mais la résorption des disparités de carrières et des écarts de salaires stagne. Même perplexité sur la place du « deuxième sexe » en politique : les femmes ont – tardivement – conquis le droit de vote en Afrique, mais, en dépit des lois sur la parité, bien peu sont élues. Que penser de la persistance longtemps ignorée des violences faites aux femmes, des mutilations sexuelles, que dire du harcèlement sexuel et moral ? Les formes familiales se sont diversifiées, les relations de couple se sont transformées, mais le monopole féminin sur le travail domestique et la paupérisation demeure stable et imperturbable.

Nous avons choisi de vous parler de réussites, d’espoir, de rêves concrétisés, de celles qui se sont vouées et se vouent encore à représenter une femme africaine forte, émancipée, chef de famille et résolument moderne.

De Rosa Parks à Oprah Winfrey, en passant pas Maya Angelou, Chimamanda Ngozi Adichie, de Angela Davis à Michelle Obama en passant par Winnie Mandela, Myriam Makeba, Solange Knowles, Sonia Rolland, toutes ces femmes ont marqué et marquent l’histoire, celle qui nous fait avancer.

Aujourd’hui, la relève est sans aucun doute assurée. A notre petite échelle, nous voyons déjà des voix s’élever ici et là pour défendre les droits de la femme, pour faire de la femme africaine, partout où elle se trouve, une femme débarrassée des clichés, bien dans sa peau et dans son corps, entrepreneure, arborant fièrement son émancipation dans sa diversité.

Bien évidemment elles sont nombreuses, on peut parler de Fatou N’Diaye, Swaady Leke, Loza Maléombho… mais nous avons dû faire des choix, des choix subjectifs et totalement assumés.

Place à nos femmes africaines inspirantes:

Sarah Diouf, Co founder & Creative director of Tongoro

Sarah Diouf, Co founder & Creative director of Tongoro

[1] http://8mars.info/l-idee-d-une-journee-internationale-des

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