PORTRAIT Journée de la Femme 08 mars 2015: #Amie KOUAME co-fondatrice d’AyanaWebzine

PORTRAIT Journée de la Femme 08 mars 2015: #Amie KOUAME co-fondatrice d’AyanaWebzine

Femme indépendante, mère courageuse, entrepreneure invertérée, travailleuse acharnée, femme accomplie en somme, Amie KOUAME est pour nous l’un des visages de la femme africaine moderne qui passe du rêve à l’action. Son éloquence, ses idées ne peuvent qu’en inspirer plus d’une. Une SuperWoman elle est. Permettez-nous de vous la présenter. 

AO/ Qui est Amie KOUAME ?

Tout mon nom est Amie KOUAME OUATTARA. Je suis responsable projets et web à Voodoo Group et également la cofondatrice et gérante d’AyanaWebzine. Je suis aussi la maman d’une « jeune » fille de 3 ans.

AO/ Racontez nous l’histoire de Ayana Webzine ?

L’histoire d’Ayana a commencé il y a un peu plus de 4 ans quand je rentrais à Abidjan. J’ai retrouvé mon amie Edith, qui rêveuse comme moi depuis le lycée, nourrissait l’envie de créer une entreprise. Nous avons lancé un magazine féminin pour répondre d’abord à nos propres besoins et ensuite informer nos lectrices. Ayanawebzine devait être un magazine simple et convivial sur lequel les femmes pouvaient avoir des infos pratiques sur comment s’habiller, où manger, prendre un verre, comment s’occuper de son homme, de ses enfants, comment se tenir etc. Aujourd’hui, nous venons de célébrer les 4 ans et nous sommes fières de constater qu’au delà d’un magazine, AyanaWebzine apporte des solutions et conseils favorisant l’épanouissement personnel de nos lectrices (et lecteurs).

AO/ Avez-vous été confronté dans votre parcours professionnel à des défis liés à votre condition de femme et de femme africaine en particulier ?

Oui. Le plus gros défi c’est notre environnement social. Nous évoluons dans un monde particulièrement « macho ». Nous sommes confrontées à des remarques aussi anodines que graves. On nous a souvent traitées de « féministes » parce que nous sommes pour des meilleures conditions de vie pour des femmes ; ou de « trop » intelligentes incapables de trouver un mari ou carrément « dépravées » parce qu’on aborde des sujets « sexo » peu conventionnels sur le site.

Le second défi est lié à nos activités professionnelles. Même si nos boss sont compréhensifs, ils nous faut redoubler d’effort pour ne pas les décevoir et être mal jugées sur notre rendement.

Et enfin le dernier défi, c’est être entrepreneur en Côte d’Ivoire, surtout dans le web. Le secteur commence petit à petit à prendre de l’ampleur, en attendant, les expériences se font sur le tas, les clients peu nombreux à nous faire confiance et les investisseurs frileux.

site internet ayanawebzine

AO/ Comment décririez-vous  la femme africaine d’aujourd’hui ?

Selon moi, la femme africaine d’aujourd’hui a peur d’être elle même dans la société actuelle.

Elle évolue selon un modèle bien prédéfini. La femme africaine doit être parfaite. Elle doit travailler autant, voire deux fois plus qu’un homme pour être reconnue et respectée. Elle doit aussi s’assurer de s’occuper de sa famille (éducation, cuisine, hygiène etc.) correctement. Elle doit maintenir son couple à bon port et ce sans faillir. Aujourd’hui la femme africaine c’est elle, cette femme qui essaie d’être parfaite et peut parfois finir par s’oublier.

AO/ Comment voyez vous la femme africaine dans l’avenir ? les défis et challenges auxquels elle devra faire face

Elle devra appendre à vivre avec sa culture tout en étant elle-même. Si elle arrive à trouver le bon équilibre, la femme africaine sera heureuse épanouie et bien dans son temps.

AO/ Votre top 3 des femmes sources d’inspiration ?

Toutes les femmes que je rencontre m’inspirent à leur manière. Mais il y en a 3 qui ont marqué mon parcours :

1. Sandrine Roland : au début de ma carrière, j’ai rencontré cette femme menue, enceinte jusqu’au cou qui supervisait un tournage de spot publicitaire de main de maître. J’ai compris qu’être enceinte n’était pas une fin (professionnelle) en soi.

2. Isabelle Moreno : C’est la première femme que nous avons rencontrée pour lancer AyanaWebzine. C’est une belle femme et pas que… sa simplicité et son accessibilité m’ont marqué. Dès le départ, elle nous a fait confiance et elle a toujours respecté ses engagements vis-à-vis de nous. Aujourd’hui encore elle nous soutient et nous aide dès qu’on fait appel à elle.

3. Ma mère : Cela peut paraître surprenant parce qu’elle est tout mon opposé. Plus conservatrice et traditionnelle, ses conseils, sa gentillesse à toute épreuve me permettent de garder les pieds sur terre.

AO/ Un conseil ou un mot d’encouragement pour les jeunes femmes qui vous suivent et qui souhaiteraient se lancer dans la communication ?

J’aimerais leur dire de viser l’excellence, voire la perfection. C’est en visant la lune, qu’on peut toucher les étoiles. Il faut donc qu’elles se forment et ne relâchent pas dans le travail.

Soyez forte et ne laissez personne vous faire croire que vous ne pouvez pas… Si ! vous pouvez. Et si vous tombez et que vous avez des échecs, dites vous que beaucoup d’autres passent par là et surtout qu’il y a pire. On se relève, on prend note, on apprend et on avance…

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——————–Portrait chinois (africain) de Amie Kouamé——————–

Si vous étiez un pays africain ?

La Côte d’Ivoire. Mon pays qui malgré ses défauts et ses problèmes , cherche toujours à garder une image heureuse.

Si vous étiez un style musical africain?

La World Music ( Lokua Kanza, Richard Bona, Ayo, Sade…)

Si vous étiez un plat africain ?

Le foufou de maman; vite fait, très bien fait.

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